Une approche bayésienne unifiée de la mesure
Une approche bayésienne unifiée de la mesure
Pourquoi une approche classique est insuffisante
Dans de nombreux outils, le pipeline analytique est fragmenté
- calcul de scores bruts à partir des réponses
- agrégation par moyennes simples
- redressement a posteriori
- interprétation comme si les scores étaient exacts
Cette logique suppose implicitement que
- les questions mesurent parfaitement le concept
- les scores sont observés sans erreur
- le redressement n’introduit pas d’incertitude supplémentaire
Ces hypothèses sont irréalistes en sciences humaines et organisationnelles.
Le principe fondamental de l’approche bayésienne
L’approche bayésienne part d’un constat simple
Toute mesure est incertaine.
Plutôt que de produire un chiffre unique, le modèle estime une distribution de valeurs plausibles, compte tenu
- des réponses observées
- de la structure du questionnaire
- de la composition de l’échantillon
- de l’information disponible sur la population cible
Cette logique permet de propager l’incertitude à toutes les étapes de l’analyse, au lieu de la masquer.
Des modèles à information complète
Kyogo utilise des modèles bayésiens à information complète.
Cela signifie que
- les réponses aux questions
- la structure factorielle (CFA / ESEM)
- les caractéristiques des répondants
- la structure des strates organisationnelles
sont modélisées conjointement, dans un même cadre statistique.
Aucune étape n’est traitée comme parfaitement observée ou certaine.
Intégrer la mesure et l’erreur des questions
Les questionnaires sont modélisés via des modèles de mesure latents
- les concepts ne sont pas observés directement
- chaque question est un indicateur imparfait
- chaque réponse contient une part de bruit
Les modèles de type CFA ou ESEM sont intégrés directement dans le modèle bayésien.
Cela permet
- d’estimer les facteurs latents
- de tenir compte de l’erreur propre à chaque question
- d’éviter de figer des scores intermédiaires artificiels
Les indicateurs produits reflètent la structure réelle des données, pas une moyenne brute de réponses.
Le redressement par MRP intégré au modèle
Qu’est-ce que le MRP
Le redressement par Multilevel Regression and Poststratification permet de
- corriger les déséquilibres d’échantillonnage
- estimer des moyennes pour des groupes peu ou pas observés
- produire des résultats représentatifs de la population réelle
Traditionnellement, le MRP est appliqué après coup, sur des scores déjà calculés.
L’approche Kyogo
Chez Kyogo, le MRP est intégré au cœur du modèle bayésien.
Concrètement
- les facteurs latents sont estimés par individu
- ces facteurs sont reliés aux strates organisationnelles
- les moyennes de strates sont calculées dans le modèle
- l’incertitude est propagée à chaque niveau
Il n’y a pas de rupture entre
- la mesure
- le redressement
- l’agrégation
Tout est estimé simultanément.
Calculer des moyennes de strates sans ignorer l’incertitude
Les moyennes produites par Kyogo
- ne sont pas de simples moyennes arithmétiques
- ne supposent pas que chaque réponse a le même poids
- ne supposent pas une mesure parfaite
Elles tiennent compte
- de la taille réelle des strates
- de la variabilité interne
- de l’erreur de mesure des questions
- de l’incertitude liée au faible nombre de répondants
Cela évite les conclusions excessives sur des différences faibles ou instables.
Pourquoi cette approche est plus sophistiquée
Cette architecture permet simultanément
- d’unifier mesure et redressement
- d’éviter les biais liés aux scores figés
- de produire des comparaisons plus justes
- de quantifier explicitement l’incertitude
Elle s’inspire des meilleures pratiques en
- psychométrie moderne
- statistique bayésienne appliquée
- sciences sociales computationnelles
Ce que cela change concrètement pour l’utilisateur
Les résultats fournis par Kyogo
- sont plus robustes sur de petits effectifs
- évitent les faux écarts entre équipes
- permettent un suivi temporel plus fiable
- rendent l’incertitude visible et interprétable
Les décisions reposent sur des estimations prudentes, pas sur des chiffres artificiellement précis.
Une philosophie de mesure responsable
Kyogo ne cherche pas à produire des scores spectaculaires. L’objectif est de produire des indicateurs honnêtes, scientifiquement fondés et réellement utiles à l’action.
La sophistication du modèle n’est pas une fin en soi. Elle est au service de décisions plus justes et plus éclairées.